Recommandations post-COVID pour médecins traitants: Prise en charge

Evaluation médicale initiale

Les phases aiguës et post-aiguës de la maladie ainsi que les diverses raisons à l’origine des symptômes et leur impact doivent être pris en compte lors de la suspicion d’une affection post-COVID. Les directives générales suivantes peuvent être utilisées :

 

  • Évaluation de la phase aiguë de l’infection (10 premiers jours depuis l’apparition des symptômes) avec identification des signes et symptômes à ce moment-là, les différents tests déjà réalisés (PCR, sérologie, imagerie, électrocardiogramme, bilan sanguin), les différents traitements utilisés (paracétamol, ibuprofène, vitamines, corticostéroïdes, traitement par anticorps monoclonaux, inhalation de sprays et médecine intégrative, etc.) ainsi que les consultations et suivis entamés. Une approche interdisciplinaire de la prise en charge est essentielle pour les patients présentant une affection post-COVID qui peuvent présenter plusieurs symptômes persistants de manière concomitante.

 

  • L’évaluation de la phase post-aiguë (fluctuation des symptômes) ainsi que de la phase actuelle, en examinant tous les symptômes potentiellement liés à l’affection post-COVID.

 

  • Évaluation des autres raisons ou des causes multifactorielles des symptômes en examinant tous les antécédents (personnels et familiaux), les traitements, le mode de vie, et la perception de la maladie par le patient.

 

  • Évaluation des déterminants et facteurs de risque : risque augmenté d’affection post-COVID.
    • Sexe féminin (30,31)
    • Nombre de symptômes dans la phase aiguë (32)
    • Comorbidités préexistantes telles que l’hypertension (33), le diabète (34), l’asthme8 (35), l’obésité (35,36) et les troubles du métabolisme des lipides (36). À ce jour, reste à clarifier si ces comorbidités préexistantes sont associées à l’affection post-COVID uniquement chez les patients qui ont traversé une phase aiguë sévère de la maladie. Les études y relatives ont évalué de vastes cohortes sans toujours séparer les patients hospitalisés des patients non hospitalisés.
    • La dépression est associée à un risque plus élevé de développer une chronicisation des symptômes (20).

 

  • Évaluation des déterminants et facteurs de risque : risque réduit d’affection post-COVID.
    • Vaccination (37)
    • Variants Omicron (38,39)

 

  • Évaluation de l’activité physique, de la capacité fonctionnelle et de la qualité de la vie par rapport à ce qu’elle était avant l’infection dans les domaines social, familial, personnel et professionnel de la vie.