Réaction immunitaire, de quoi s’agit-il ?

Une des hypothèses visant à expliquer la pathophysiologie des symptômes persistants post-COVID est une dérégulation de la réaction immunitaire face au virus avec potentiellement des auto-anticorps jusque-là peu définis par la littérature. Cette hypothèse pourrait expliquer une amélioration des symptômes post-vaccination chez une proportion des personnes souffrant de post-COVID avec un réglage de la réaction immunitaire. 

Réaction inflammatoire, de quoi s’agit-il ?

Une des hypothèses visant à expliquer la pathophysiologie des symptômes persistants post-COVID est une dérégulation de la réaction inflammatoire avec potentiellement des marqueurs inflammatoires appelés cytokines. Cette hypothèse s'appuie sur le fait que les cytokines sont élevées dans la phase aiguë de la maladie (premiers dix jours) et qu'un état inflammatoire persiste dans la phase post-aiguë (2e à 4e semaine). Cependant, à l'heure actuelle, il n'y a pas de preuve d'état inflammatoire systémique ou de cytokines élevées dans la phase chronique de la maladie (au-delà de 12 semaines). Certaines études montrent des inflammations locales sur biopsie, d’autres études estiment que l’hypométabolisme (ou diminution de l’activité sur imagerie de certaines zones dans le cerveau) peut être dû à une inflammation ou à une réaction immunitaire généralisée. 

Changement dans les parois des vaisseaux sanguins, de quoi s’agit-il ?

Une des hypothèses repose sur une inflammation locale ou une atteinte de la paroi des vaisseaux sanguins. Cette hypothèse est notamment perçue dans les cas d’essoufflement post-hospitalisation où des lésions chroniques peuvent atteindre les poumons ou le cœur suite à une réaction inflammatoire sévère. 

Récepteurs ACE2, de quoi s’agit-il ?

Les récepteurs ACE2 présents dans plusieurs organes du corps semblent être la porte d’entrée du virus Covid-19 dans les cellules. Une invasion directe ou indirecte du virus pourrait être à l’origine de multiples symptômes du post-COVID.

Le MIS-C ou PIMS, de quoi s’agit-il ?

Le MIS-C ou PIMS est un syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant (multisystem inflammatory syndrome in children). Il est associé au COVID-19 et est une entité bien distincte du syndrome post-COVID ou COVID long, par son mécanisme physiopathologique, sa présentation clinique, mais aussi sa prise en charge. 

Il s’agit d’une complication rare du COVID, survenant chez les enfants et les adolescents 3-6 semaines après l’infection. Elle se manifeste par une inflammation très importante pouvant toucher plusieurs organes, et dont l’évolution peut être sévère. Les symptômes du MIS-C (PIMS) sont la fièvre et un mauvais état général. Une éruption cutanée, des douleurs abdominales, des diarrhées et une conjonctivite peuvent aussi être présents. En cas de suspicion de MIS-C, il faut consulter rapidement le pédiatre ou les urgences pédiatriques, qui pourront pratiquer des examens complémentaires si nécessaire.

Histamines, de quoi s’agit-il ?

Une des hypothèses visant à expliquer la pathophysiologie des symptômes persistants du post-COVID est une intolérance à l'histamine ou un taux élevé d'histamines dans le corps. Cette hypothèse se rapproche du diagnostic de syndrome d'activation mastocytaire (MCAS). Ce syndrome bien défini a des critères clairs de diagnostic et doit être discuté avec votre médecin traitant.

Et le traitement en cas de MCAS ?

En cas de syndrome d’activation mastocytaire, une discussion avec votre médecin est nécessaire. Les antihistaminiques sont le traitement de première intention. Un régime faible en histamines est proposé par certains experts de cette pathologie. Un essai thérapeutique de régime alimentaire peut être essayé selon les cas, sans recommandation générale disponible à ce sujet. Il est aussi important d'équilibrer les bénéfices et inconvénients de chaque intervention, certains de ces régimes étant assez limitatifs et vous privant de nutriments essentiels. Ces régimes doivent être suivis en accord avec un professionnel de la santé.

Qu’en est-il des facteurs psychosociaux ?

Il reste important de reconnaître que certains facteurs médicaux et psychosociaux peuvent aussi contribuer à la persistance de symptômes, y compris l’hospitalisation, le manque d’encadrement ou d’accès aux soins. De plus, certains traitements peuvent aggraver des symptômes comme la fatigue ou les troubles du sommeil. Une prise en charge multidisciplinaire est essentielle dans l’encadrement et le suivi des personnes souffrant de symptômes post-COVID.

Post-COVID et grossesse

Il n'y a pas de contre-indications de grossesse chez les personnes souffrant de symptômes persistants post-COVID. A ce jour, il n'existe pas de lien entre les symptômes persistants post-COVID et la probabilité de tomber enceinte. Comme la grossesse est une période qui peut être fatigante en soi, les symptômes post-COVID pourraient être davantage ressentis pendant cette période. Pour en savoir plus, vous pouvez lire les informations par symptôme et en discuter avec votre médecin traitant ou votre gynécologue.