Chez les jeunes on retrouve souvent des troubles dysautonomiques, à savoir un dysfonctionnement du système nerveux autonome caractérisé par une intolérance orthostatique (malaise ou étourdissement en passant de la station assise ou allongée à la position debout) ou un syndrome de tachycardie posturale (augmentation anormalement élevée de la fréquence cardiaque, POTS). Plusieurs personnes évoquent également des symptômes tels des sensations de vertige, des malaises post-effort, des palpitations, des symptômes digestifs (nausées, diarrhées, douleurs abdominales), des fuites urinaires, des troubles visuels, etc.

Comment tester ? 

Une recherche d’orthostatisme est préconisée chez votre pédiatre ou médecin traitant (mesure de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque en position couchée et debout pendant dix minutes). En cas d’examen clinique et de bilan de base dans la norme, et si la suspicion de dysautonomie reste importante avec notamment des malaises post-effort (incapacité à récupérer après l’effort), d’autres tests comme le Tilt test par exemple peuvent être complétés en cardiologie ou en neurophysiologie. En cas de symptômes uniquement à l’effort, un test d’effort peut être utile. Dans certains cas, un Holter (surveillance du rythme cardiaque sur 24-48 heures) peut également renseigner sur une variation inhabituelle de la fréquence cardiaque.

Et le traitement ? 

Les troubles dysautonomiques peuvent avoir un grand impact sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent. 

Il faut d’abord adopter des mesures non médicamenteuses pour la prévention et le réentraînement adapté à l’effort en plus d’un suivi régulier. 

Conseils

  1. Eviter de se lever rapidement
  2. Dormir en position semi-assise
  3. Porter des bas de contention sur mesure  
  4. Avoir un apport en sel de 6-10g/jour 
  5. S’assurer d’une hydratation suffisante de 2 à 3 L par jour
  6. Fractionner les repas (petits repas réguliers)
  7. S’allonger après un repas copieux

Le reconditionnement adapté (par exemple avec un coach de sport adapté ou un physiothérapeute) est une mesure importante pour l’amélioration des symptômes. 

En deuxième intention, des traitements médicamenteux existent en plus des thérapies non médicamenteuses. Ces traitements sont introduits uniquement dans les cas documentés de dysautonomie et en coordination avec les cardiologues.