Il s’agit le plus souvent d’oublis du quotidien et d’une importante fatigabilité avec des difficultés pour maintenir une attention prolongée ou soutenue. Ces symptômes sont souvent handicapants et ont un impact sur la capacité à suivre en classe.  En cas de retentissements sur les performances scolaires, un bilan neuropsychologique peut être réalisé afin de proposer des aménagements pédagogiques adaptés aux difficultés retrouvées.  

Une inspection des symptômes associés doit permettre d’identifier d’autres problèmes neurologiques ou psychologiques tels qu’un stress post-traumatique, une dépression ou une anxiété sous-jacente, qui sont aussi d’importants pourvoyeurs de troubles cognitifs. 

Comment tester ?     

A l’heure actuelle, il n’existe aucune preuve scientifique appuyant le besoin d’un bilan biologique sauf si d’autres causes de troubles cognitifs sont recherchées. 

Et le traitement ? 

Un réentraînement cognitif, par exemple avec une reprise scolaire par paliers, permet aux personnes atteintes de récupérer progressivement leurs fonctions de concentration. Il n’y a pas toujours d’offres de soins pour ce réentraînement mais il peut être réalisé au quotidien avec des tâches cognitives de difficulté croissante tout en respectant sa réserve d’énergie quotidienne. En cas de symptômes cognitifs s’inscrivant dans un syndrome de stress post-traumatique, de dépression ou d’anxiété, une prise en charge spécialisée psychiatrique et psychothérapeutique peut également aider à la récupération. 

Et l’école, l’apprentissage ? 

Chez les patientes et patients présentant une fatigabilité importante, le fractionnement du travail et une reprise adaptée de l’activité seront proposés.

Privilégier la prise en charge multidisciplinaire.