Les troubles du sommeil sont présents dans 6% des cas de post-COVID (également appelés long Covid ou Covid long) sept à neuf mois après l’infection. Dans les études menées aux HUG, 5% des femmes et 7% des hommes non hospitalisés pour le Covid-19 ont rapporté des troubles du sommeil, dont 3% des personnes entre 18 et 39 ans, 8% des personnes entre 40 et 59 ans et 8% des personnes de 60 ans et plus. 

Ils peuvent consister en une insomnie d’endormissement, en des réveils nocturnes, avec une difficulté à se rendormir ou au contraire en une hypersomnie (besoin de dormir plus longtemps). Le sommeil peut aussi être perturbé par des cauchemars ou des rêves bizarres. Une évaluation de la fatigue et la recherche de troubles neurologiques (maladie d’Alzheimer, de Parkinson etc.), métaboliques (thyroïde par exemple), symptômes de trouble de stress post-traumatique, d’anxiété, ou de dépression sont nécessaires.

Et le traitement ?  

  1. Éviter les excitants, comme les boissons caféinées (thé, café, soda), dans les quatre à six heures précédant le sommeil ; éviter de fumer et éviter l’alcool au repas du soir. 
  2. Éviter les températures extrêmes dans la chambre à coucher et garder celle-ci dans le calme et l’obscurité. 
  3. Pratiquer une activité physique régulière. 
  4. Ne s’allonger dans son lit que pour dormir ou pour les rapports sexuels (pas de travail ni de télévision dans la chambre à coucher). 
  5. Privilégier un repas du soir léger. 
  6. Favoriser les activités relaxantes au moins une heure avant de dormir.
  7. Éviter les écrans avant de se coucher et couper les notifications du téléphone portable la nuit. 

Comme dans les cas d’insomnie hors COVID, les exercices de relaxation ainsi que la méditation pleine conscience ou l'hypnose améliorent le sommeil. La recherche actuelle suggère que l’aromathérapie peut améliorer la qualité du sommeil (lavande, camomille).

En plus des mesures d’hygiène du sommeil, des antihistaminiques ou certains médicaments pourraient être indiqués pour l’insomnie. Dans ce cas, discutez-en d’abord avec votre médecin traitant puis avec le neurologue si vous avez également des céphalées.

Si ces mesures s’avèrent insuffisantes, une discussion avec votre médecin traitant et, dans un deuxième temps, une consultation de somnologie sont indiquées.