Perte de cheveux

La perte de cheveux est présente dans 3% des cas sept à neuf mois après l’infection. Dans les études menées aux HUG, la perte de cheveux était plus importante chez les femmes. Une distribution en fonction de l’âge estimait la perte de cheveux chez 4% des personnes entre 18 et 39 ans, 2% de celles entre 40 et 59 ans et 6% des 60 ans et plus. Comme dans d'autres maladies ou évènements marquants dans la vie d'une personne, cette perte de cheveux survient en général deux à quatre mois après l'épisode marquant (infection ou autre), et dure deux à quatre mois. Ce symptôme, qui se traduit par une chute abondante et généralisée des cheveux, est d'habitude passager. 

Comment tester ? 

La cause de perte de cheveux est souvent identifiée suite à une évaluation clinique sans tests nécessaires. Dans certains cas, un bilan sanguin est effectué pour éliminer d'autres raisons de perte de cheveux comme des carences vitaminiques. Dans d'autres cas, un ou une dermatologue effectue un prélèvement local pour exclure des causes spécifiques non liées au Covid-19. Après discussion avec votre médecin traitant, si vos symptômes sont persistants ou invalidants, vous pouvez consulter un ou une dermatologue.

Et le traitement ? 

Certains conseils tels que l’utilisation de shampooings doux sont recommandés. En cas de chute très importante et psychologiquement douloureuse, des traitements plus poussés sont disponibles suite à l’avis d’un ou une dermatologue.

Orteils Covid

Les orteils Covid (Covid toes en anglais) ou pseudo-engelures surviennent suite à une infection au virus du Covid-19. La cause est liée à une réaction immune mal-régulée envers le virus du Covid-19. 

Ces lésions sont généralement bénignes et guérissent spontanément et sans traitement. 

Ce type d’atteinte cutanée est peu prévisible et une prévention est impossible à l’heure actuelle. La chronicité des symptômes est aussi difficile à prévoir.

Et le traitement ? 

Les pseudo-engelures post-COVID disparaissent spontanément en règle générale. En cas de douleurs, brûlures ou autres symptômes associés, une crème locale à base de corticoïdes peut être utilisée sur une durée spécifique, mais ses bénéfices ne sont pas garantis. Il faut éviter les situations de froid qui risquent de rajouter de vraies engelures et de détériorer la microcirculation et la sécheresse de l’épiderme, mais aussi les températures trop chaudes (sauna par exemple). Le tabac et les médicaments vasoconstricteurs sont à éviter.

En cas de douleur, un traitement symptomatique avec une consultation spécialisée en dermatologie est recommandé. 

Autre réactions cutanées rares

Une éruption non symptomatique peut également apparaître sur la peau. Elle comporte des lésions de formes arrondies dispersées sur le corps et de taille changeante. Ces plaques rouges peuvent faire penser à certaines réactions caractéristiques des virus saisonniers. De plus, dans certains cas, un urticaire chronique peut se déclencher chez certaines personnes à la suite d’infections, dont le Covid-19.

Et le traitement ?

Devant une éruption persistante pendant plus de 2 mois ou une éruption gênante, une consultation dermatologique est conseillée.